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Ce ne sont que des animaux. Peu importe à quel règne ils appartiennent. (alone)


Nous vivons dans un monde de 4 royaumes. Cependant, une vieille loi le regit... que deviennent les quatrièmes enfants de chaque famille ?
 
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 Ce ne sont que des animaux. Peu importe à quel règne ils appartiennent. (alone)

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MessageSujet: Ce ne sont que des animaux. Peu importe à quel règne ils appartiennent. (alone)   Ven 25 Déc - 13:31

Tu te lèves. Il fait très froid, même dans ta petite chambre. C’est l’Hiver, c’est normal. Mais tu t’amuses tellement dans la neige, et avec les flocons… Tu n’es qu’un enfant. Maintenant, tes parents ne te disent plus d’aller chercher du bois pour le feu. C’est foutu, et puis il y en a assez pour tout l’hiver. Le soir, tu t’assois près de ta mère Lucie, près de la cheminée, et tu te réchauffes tranquillement. Tu aimes ces moments en famille. Tu te sens bien. Et même la journée tu te sens bien, lorsque tu es seul. Tu joues, tu rêves. Tu te crées tes propres histoires, et tu vis un peu de ça depuis toujours. Tout le monde des adultes, ça ne t’intéresse pas. Tu veux rester dans ton monde pour toujours, toi.

Il fait encore nuit. Il fait nuit jusqu’à tard, le matin, et c’est normal. Les jours vont bientôt rallonger. En attendant tu profite du calme des ténèbres pour sortir, sans même que tes parents soient au courant ; tu refermes la porte derrière toi, en faisant bien attention à ne pas la faire claquer. Il y a de la neige, et tu t’enfonces avec tes bottes en cuir. Tu aimes le simple bruit de ce craquement, la neige qui se tasse sous tes pieds. Tu te mets à courir dans la nuit, respirant l’air frais du matin qui se lève à peine. Les étoiles sont encore visibles dans le ciel pâle. Mais elles commencent déjà à disparaître, et toi tu continues à courir dans les bois, et tu sais bien que tes parents ne se feront pas de soucis pour toi. Tu pars souvent ainsi.

Tu aimes ce calme, tu t’arrêtes et tu te tais. Tes yeux bleus se ferment, et tu écoutes le silence. Tu n’es pas un enfant riche et tu sais te contenter de ces peu de choses. Les racines des arbres, tu les connais par coeur. C’est ton chez toi ici, ta forêt, tu peux t’y repérer facilement. Et tu cours, tu vas de plus en plus loin et tu apprends à connaître les clairières et les arbres qui t’entourent ; chaque jour la forêt t’appartient un peu plus, tu deviens le maître des lieux. Ton corps aussi devient plus fort, et tu grandis. Un jour, c’est toi qui vivras dans cette maison et qui sera le père de famille. Ou peut-être pas. Qui sait si tu passeras l’hiver ou le suivant ? Qui sait ce qui peut se passer ? Personne. Seulement le destin…

Les dangers courent, et il y en a de plus en plus. Maintenant il y a autre chose. Des dangers qui se cachent. Tu sais qu’il y a des animaux, dans ces bois. Des sangliers, mais eux ne sont pas trop dangereux. Les ours le sont, mais ils ne sortent que la nuit. Et puis il y a les chouettes, elles ne sont pas dangereuses pour toi, mais les hululements dans la nuit te font frissonner. Non, les seuls animaux dont tu ne veux pas croiser la route, ce sont les prédateurs. Il y a les pumas, féroces, agiles, même des lynx, mais eux sont plus petits, mais surtout, surtout… Les loups. En meutes, au fin fond des bois, il ne vaut mieux pas croiser leur route. Ces animaux pourtant fascinants et peu nombreux détruisent les troupeaux de moutons. Mais ça ne te regarde pas. Toi, tu ne connais que des histoires.

Ta mère t’en raconte, avec des méchants loups et des trucs comme ça. Tu te repasses ces histoires dans ta tête d’enfant, tandis que les flocons de neige tombent comme de petits cristaux, recouvrant le sol déjà blanc d’une couche nouvelle et immaculée. Tu avances dans les bois, tranquillement. Tu ne sens pas cette présence qui te guette… Deux yeux dans l’obscurité décroissante. Derrière les buissons. Tu ne te doutes de rien. Qui aurait pu se douter ? C’est impossible. Personne n’a jamais entendu de cas pareils. Et encore moins ici. Tu n’es pas très près de la ville, mais tu n’es pas encore en plein coeur de la forêt, là où il n’y a plus aucune trace de civilisation. Non, tu restes relativement proche de chez toi.

Et pourtant le loup sort de l’ombre. Il bondit et atterrit juste devant toi. Au début tu n’es pas trop apeuré, tu ne comprends pas trop ce qu’il se passe. Et puis tu vois qu’il y a quelque chose d’étrange. Ce n’est pas un loup ordinaire, c’est… Son attitude, quelque chose en lui qui n’est pas animal. Tu te mets à trembler. Tu cherches le petit couteau, dans ta poche. Juste là. Oui, il ne te reste qu’à sortir la lame, qu’à l’utiliser mais… Le loup s’approche. Tu te dépêche, tes mains glissent, tu arrives à être courageux. As-tu vraiment peur ? Tu es trop jeune pour être confronté à la mort. Tu as sorti ton couteau, enfin. Il ne te reste qu’à l’utiliser finalement, le planter dans la chair.

Mais tu es contre. Tu n’as jamais fait de mal à un animal autre que les insectes pour jouer. Tu n’as jamais voulu tuer. La louve se dresse devant toi. Non. Tu ne peux pas. Le couteau te glisse des main et tombe sur la neige sans aucun bruit. Et soudain tu vois un petit. Un louveteau, qui piaille et grogne. C’est mignon. Petit tableau de famille. Mais la louve protège ses petits, c’est bien connu. Elle vient te renifler. Toi aussi tu n’es qu’un enfant et si ta mère avait été là, elle t’aurait sans doute protégé des dangers. Tu n’es menaçant que pour les fourmis. Elle recule. Tu ne peux pas partir sans le couteau, mais tu ne veux pas faire de mouvements brusques. Si tu l’effraies elle peut mal réagir.

Tu attends. Et soudain elle se détourne, et prend son petit par la peau du cou. Du buisson sort un autre petit, qui suit sa mère après t’avoir fixé. Ce ne sont pas des loups. Ce sont des loups garous. Mais qu’y connais-tu en loups garous toi ? Tu diras à tes parents que tu as vu une famille de loups. Et c’est tout. Peut-être ne te croiront-ils même pas, mais feront semblant, tu as trop d’imagination, tu n’es qu’un enfant… Bref, ce genre d’excuses. Tu ramasses ton couteau et tu as les mains gelées. Peut-être ferais-tu mieux de rentrer. Tu te remets à courir comme si rien ne s’était passé, comme si ces créatures n’existaient pas. Et cela te réchauffe un peu. Ce mot ne te vient pas à l’esprit tandis que tu es peut-être le premier à en avoir vus ; les loups garous.
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